Et la lumiére fut....
...mais j'en avais pas demandé autant...
Par Eva
J'ai mis ca comme titre mais j'aurais pu mettre aussi :
- Voir le Cañon del Colca (ou presque) et mourir (ou alors c'est déja fait)
- Le Gang des ampoules vient de gagner une adhérente (mais j'en dis trop)
- Marchial on t'attend (mais lá aussi j'en dis trop)
- Bouc la gadoue, la gadoue, la gadoue....
- Encore un article sans photo
Bon, treve de titres...
Résumé des épisodes précédents :
Apres un voyage froid, rude, controversé mais pour le moins magnifique a travers les iles du Lac Titicaca, les trois blogueurs aventuriers (oui, c'est ainsi qu'on nous appelle ici "los tres blogadores aventureros" pour les bilingues...) s'en vont pour une viree arequipenienne. Arequipa, pour les non aficionados (oui, je parle aussi espagnol), est la seconde plus grande ville du pays, plus au sud, avec une identité propre, un besoin de se démarquer de Lima, la capitale (pour ceux qui auraient rien suivi...).
Alors, nous voila, depuis jeudi donc, a Arequipa.
Arrivee de nuit, dans une ville pluvieuse, et le gentil taxi nous menant jusqu'a notre hospedaje de nous dire "c'est la saison des pluies, vous ne verrez pas un rayon de soleil". Merci mon gars. Puno et son climat pour le moins hivernal nous avait deja refroidis, nous misions tout sur Arequipa afin de rehausser un tantinet notre moral... Mais quelle ne fut pas notre surprise !!! Le matin au reveil, grand soleil...et depuis samedi c'est comme ca, et nous sommes mardi, alors je dis bon, c'est nous qu'on a amené le soleil, et pis c'est tout quoi !
Vendredi, repos, un projet de bain thermal qui est tombé a l'eau, un peu, entre autres a cause de moi. Et oui, comme il faut tout essayer dans un nouveau pays, j'ai testé, l'épilation a la cire dans un Centro de belleza. Une bonne poignée de gens attendant, je me suis dit, on verra ca plus tard, un bon coup de rasoir et tant pis, mais non, elle pouvait me prendre tout de suite, j'ai attendu un ptit quart d'heure et hop. Installe toi au fond de la salle, a la vue de tout le monde, remonte ton pantalon et c'est parti. La bonne moitié des clients m'ont demandé si ca faisait mal, d'ou je venais... c'etait comme chez le coiffeur.. ca a duré deux heures et demi, dans une petite casserolle en cuivre, sur un rechaud, une cire reutilisable a l'infini... Mais tres bon moment filles !! Enfin j'ai pu echapper a la testosterone !!
Le soir, tant pis, pas le courage, pinard, fromage et au lit, demain, nous irons au sauna...
Samedi donc, visite du Monastere Santa Catalina, le paradis des photographes...quand ils ont assez de batterie... Vivien y retournera donc pour une session nocturne, j'annonce que les photos a venir seront colorees et de bien bonne qualité. (je mise sur toi Vivien, l'audimat en depend). Le soir, comme promis, sauna, pur moment de détente, transpiration, contact avec la population, et bon, un ptit massage d'une demi-heure... et la, oui, la, ca a fait du bien (ca a permis aux gars de se laver surtout...non, je suis mauvaise langue). Un jus de fruit pour moi, et au lit, demain, nous partons pour le cañon del Colca. Les gars decident de rester se faire une petite session HOMBRES dans les bars, gouter aux nuits alcoolisees. RDV au plus tard a 4h30 demain matin pour prendre le bus dans les temps. Fiasco. Je n'en dirai pas plus, s'en est suivie la premiere grande crise, a mi-voyage : remise en question pour chacun de nous. Reconciliation dans la journee. (et oui, c'est pas tout rose les voyages de petits bourgeois occidentaux).
Lendemain matin, depart a 6h pour le cañon del Colca. Pompes de rando, sacs a dos, moral a bloc, soleil, paysages magnifiques a un peu plus de 3000 m d'altitude, le pied total. C'est parti pour six heures de marches avec trois escales pour la premiere etape, le lendemain nous ferons encore six heures a travers le cañon et verrons ainsi la fameuse Cruz del Condor. Tout etait parfait, alpagas et vigognes courant dans les verts paturages, villageois forts aimables et peu habitues a voir des gringos sur la route, ces derniers arpentant le cañon par bus.
Deux heures de marches, et la, c'est le drame... mes pompes de randos, avec lesquelles je marche si aisemment depuis environ deux mois se mettent a me jouer un tres tres vilain tour. Grace a ces dernieres je rejoins le club des ampoules monté par Koffe et Martial, adhesion gratuite et fortuite (d'ou le titre de l'article, pour ceux qui auraient pas.... bref...). Rien ne sert de courir il faut partir a point, je traine des pieds, on prend le temps...Merci les gars pour votre patience.
La piste se fait un peu boueuse sur la route pour arriver a Maca, village ou nous comptons passer la nuit. Bouc, en eclaireur semble trouver un chemin. Ouahtchahey, un peu sur le ton d'Alain Chabat dans la pub Barbara Louf. Il s'embourbe, j'en rie encore... Donc Bouc, avec ses chaussures de boue, moi avec mes ampoules, Vivien nous guide jusqu'a l'hotel du village. 7 soles la nuit, on en esperait pas plus.
Je decide donc, apres un bon ptit massage des jambes de Bouc l'infirmier aux pieds nus, de rebrousser chemin en bus le lendemain matin, continuez sans moi les gars... Et ils y allerent...
Voila, je marche seule, a deux a l'heure depuis, dans les rues d'Arequipa, j'espere que les ptits loups vont me faire un beau recit de leur epopee colqueste, et Vivien a promis d'essayer de me ramener de belles photos...
Pas de regret, faire la Colca en eclopee, ce serait comme la mer sans les vagues, et comme les vagues sans l'ecume et comme l'ecume sans le sel et comme le sel sans le poivre.
Alors voila, le moral remonte, je me dis qu'on ira se faire le Colca lors d'une prochaine escapade bolivienne avec mon doudou... dis oui, dis oui...
Ainsi s'acheve ce recit de nos dernieres aventures.
Cependant, le bilan a mi-parcours s'affiche plutot riche :
l'article sur la Montagne Clermont (de jeudi de la semaine derniere il me semble, ceux qui en veulent un exemplaire n'ont qu'a demander, je l'envoie par mail), de belles rencontres, le seminaire a Huancavelica le 30 janvier sur le tourisme vivencial avec ces organisateurs qui se demenent pour nous y faire participer (merci a Carlos Villena et a Herbert Roncal), et la O combien attendue venue de notre Sir Martial, depuis ses terres d'Argentine, avec qui nous avons rendez-vous a Lima le 31 janvier a 22h a l'aeroport (c'est bien ca loulou?). Youhou.
Niveau linguistique, a part certains mots qui changent entre les expressions idiomatiques d'Aragon et celles du Perou, j'en ai appris d'autres telles que :
- Touche a ta queue !
- Ote ta langue que je pete !
- Les fameux "Muy bonito muy interesante" de Bouc, a toutes les sauces
- La desormais traditionnelle presentation de Vivien : "Me llamo Vivien, pero no es un nombre de mujer" (traduction, je m'appelle Vivien, mais ce n'est pas un nom de femme), oui apparemment ici...
Sans oublier LE mot, celui sans lequel il ne se passe pas une seule journee sans l'entendre prononcer par l'un d'entre nous : Bite.
Voila, Maman, j'espere que ca ne te choquera pas de m'entendre parler de la sorte a Mayotte...
Bref, je vous dis, des hauts, des bas, mais c'est tout le lot d'un voyage comme ca. On s'est fait promettre un peu moins d'individualismes dans les jours a venir. Mon moral s'en trouve ravivé.
Des que les loulous reviennent, nous decidons de l'itineraire a suivre, avec comme rendez vous incontournables Huancavelica et Martial.
Je vous embrasse tous, grosse pensee pour vous,
a tres bientot,
La petite Eva
PS : Si vous avez peur de m'acheter un diademe pour mon retour, sachez que je peux entamer une collection, et les varier selon mon humeur ou le gout du jour...
re-PS : Martin (de Gay Lu), je croyais que c'etait Mr Mazeaud qui m'ecrivait, merci pour ton commentaire, et je n'ai pas ton mail.
Par Eva
J'ai mis ca comme titre mais j'aurais pu mettre aussi :
- Voir le Cañon del Colca (ou presque) et mourir (ou alors c'est déja fait)
- Le Gang des ampoules vient de gagner une adhérente (mais j'en dis trop)
- Marchial on t'attend (mais lá aussi j'en dis trop)
- Bouc la gadoue, la gadoue, la gadoue....
- Encore un article sans photo
Bon, treve de titres...
Résumé des épisodes précédents :
Apres un voyage froid, rude, controversé mais pour le moins magnifique a travers les iles du Lac Titicaca, les trois blogueurs aventuriers (oui, c'est ainsi qu'on nous appelle ici "los tres blogadores aventureros" pour les bilingues...) s'en vont pour une viree arequipenienne. Arequipa, pour les non aficionados (oui, je parle aussi espagnol), est la seconde plus grande ville du pays, plus au sud, avec une identité propre, un besoin de se démarquer de Lima, la capitale (pour ceux qui auraient rien suivi...).
Alors, nous voila, depuis jeudi donc, a Arequipa.
Arrivee de nuit, dans une ville pluvieuse, et le gentil taxi nous menant jusqu'a notre hospedaje de nous dire "c'est la saison des pluies, vous ne verrez pas un rayon de soleil". Merci mon gars. Puno et son climat pour le moins hivernal nous avait deja refroidis, nous misions tout sur Arequipa afin de rehausser un tantinet notre moral... Mais quelle ne fut pas notre surprise !!! Le matin au reveil, grand soleil...et depuis samedi c'est comme ca, et nous sommes mardi, alors je dis bon, c'est nous qu'on a amené le soleil, et pis c'est tout quoi !
Vendredi, repos, un projet de bain thermal qui est tombé a l'eau, un peu, entre autres a cause de moi. Et oui, comme il faut tout essayer dans un nouveau pays, j'ai testé, l'épilation a la cire dans un Centro de belleza. Une bonne poignée de gens attendant, je me suis dit, on verra ca plus tard, un bon coup de rasoir et tant pis, mais non, elle pouvait me prendre tout de suite, j'ai attendu un ptit quart d'heure et hop. Installe toi au fond de la salle, a la vue de tout le monde, remonte ton pantalon et c'est parti. La bonne moitié des clients m'ont demandé si ca faisait mal, d'ou je venais... c'etait comme chez le coiffeur.. ca a duré deux heures et demi, dans une petite casserolle en cuivre, sur un rechaud, une cire reutilisable a l'infini... Mais tres bon moment filles !! Enfin j'ai pu echapper a la testosterone !!
Le soir, tant pis, pas le courage, pinard, fromage et au lit, demain, nous irons au sauna...
Samedi donc, visite du Monastere Santa Catalina, le paradis des photographes...quand ils ont assez de batterie... Vivien y retournera donc pour une session nocturne, j'annonce que les photos a venir seront colorees et de bien bonne qualité. (je mise sur toi Vivien, l'audimat en depend). Le soir, comme promis, sauna, pur moment de détente, transpiration, contact avec la population, et bon, un ptit massage d'une demi-heure... et la, oui, la, ca a fait du bien (ca a permis aux gars de se laver surtout...non, je suis mauvaise langue). Un jus de fruit pour moi, et au lit, demain, nous partons pour le cañon del Colca. Les gars decident de rester se faire une petite session HOMBRES dans les bars, gouter aux nuits alcoolisees. RDV au plus tard a 4h30 demain matin pour prendre le bus dans les temps. Fiasco. Je n'en dirai pas plus, s'en est suivie la premiere grande crise, a mi-voyage : remise en question pour chacun de nous. Reconciliation dans la journee. (et oui, c'est pas tout rose les voyages de petits bourgeois occidentaux).
Lendemain matin, depart a 6h pour le cañon del Colca. Pompes de rando, sacs a dos, moral a bloc, soleil, paysages magnifiques a un peu plus de 3000 m d'altitude, le pied total. C'est parti pour six heures de marches avec trois escales pour la premiere etape, le lendemain nous ferons encore six heures a travers le cañon et verrons ainsi la fameuse Cruz del Condor. Tout etait parfait, alpagas et vigognes courant dans les verts paturages, villageois forts aimables et peu habitues a voir des gringos sur la route, ces derniers arpentant le cañon par bus.
Deux heures de marches, et la, c'est le drame... mes pompes de randos, avec lesquelles je marche si aisemment depuis environ deux mois se mettent a me jouer un tres tres vilain tour. Grace a ces dernieres je rejoins le club des ampoules monté par Koffe et Martial, adhesion gratuite et fortuite (d'ou le titre de l'article, pour ceux qui auraient pas.... bref...). Rien ne sert de courir il faut partir a point, je traine des pieds, on prend le temps...Merci les gars pour votre patience.
La piste se fait un peu boueuse sur la route pour arriver a Maca, village ou nous comptons passer la nuit. Bouc, en eclaireur semble trouver un chemin. Ouahtchahey, un peu sur le ton d'Alain Chabat dans la pub Barbara Louf. Il s'embourbe, j'en rie encore... Donc Bouc, avec ses chaussures de boue, moi avec mes ampoules, Vivien nous guide jusqu'a l'hotel du village. 7 soles la nuit, on en esperait pas plus.
Je decide donc, apres un bon ptit massage des jambes de Bouc l'infirmier aux pieds nus, de rebrousser chemin en bus le lendemain matin, continuez sans moi les gars... Et ils y allerent...
Voila, je marche seule, a deux a l'heure depuis, dans les rues d'Arequipa, j'espere que les ptits loups vont me faire un beau recit de leur epopee colqueste, et Vivien a promis d'essayer de me ramener de belles photos...
Pas de regret, faire la Colca en eclopee, ce serait comme la mer sans les vagues, et comme les vagues sans l'ecume et comme l'ecume sans le sel et comme le sel sans le poivre.
Alors voila, le moral remonte, je me dis qu'on ira se faire le Colca lors d'une prochaine escapade bolivienne avec mon doudou... dis oui, dis oui...
Ainsi s'acheve ce recit de nos dernieres aventures.
Cependant, le bilan a mi-parcours s'affiche plutot riche :
l'article sur la Montagne Clermont (de jeudi de la semaine derniere il me semble, ceux qui en veulent un exemplaire n'ont qu'a demander, je l'envoie par mail), de belles rencontres, le seminaire a Huancavelica le 30 janvier sur le tourisme vivencial avec ces organisateurs qui se demenent pour nous y faire participer (merci a Carlos Villena et a Herbert Roncal), et la O combien attendue venue de notre Sir Martial, depuis ses terres d'Argentine, avec qui nous avons rendez-vous a Lima le 31 janvier a 22h a l'aeroport (c'est bien ca loulou?). Youhou.
Niveau linguistique, a part certains mots qui changent entre les expressions idiomatiques d'Aragon et celles du Perou, j'en ai appris d'autres telles que :
- Touche a ta queue !
- Ote ta langue que je pete !
- Les fameux "Muy bonito muy interesante" de Bouc, a toutes les sauces
- La desormais traditionnelle presentation de Vivien : "Me llamo Vivien, pero no es un nombre de mujer" (traduction, je m'appelle Vivien, mais ce n'est pas un nom de femme), oui apparemment ici...
Sans oublier LE mot, celui sans lequel il ne se passe pas une seule journee sans l'entendre prononcer par l'un d'entre nous : Bite.
Voila, Maman, j'espere que ca ne te choquera pas de m'entendre parler de la sorte a Mayotte...
Bref, je vous dis, des hauts, des bas, mais c'est tout le lot d'un voyage comme ca. On s'est fait promettre un peu moins d'individualismes dans les jours a venir. Mon moral s'en trouve ravivé.
Des que les loulous reviennent, nous decidons de l'itineraire a suivre, avec comme rendez vous incontournables Huancavelica et Martial.
Je vous embrasse tous, grosse pensee pour vous,
a tres bientot,
La petite Eva
PS : Si vous avez peur de m'acheter un diademe pour mon retour, sachez que je peux entamer une collection, et les varier selon mon humeur ou le gout du jour...
re-PS : Martin (de Gay Lu), je croyais que c'etait Mr Mazeaud qui m'ecrivait, merci pour ton commentaire, et je n'ai pas ton mail.
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